Ces trois maladies ont en commun, d’être provoquées par des virus, de faire couler le nez et de déclencher une toux rauque, Elle touchent aussi bien les petites que les grands
Ces maladies se déclarent en hiver et au début du printemps, quand l’enfant passe ses journées à l’école ou à la garderie, qui sont des lieux très favorables pour la contamination par des virus.
Très fréquentes, mais rarement très graves, ces affections demandent néanmoins à être traitées sérieusement, ne serait-ce que pour améliorer le confort de l’enfant et éviter la contamination de l’entourage.
Le rhume
Pas moins de 200 virus peuvent déclencher un rhume (ou coryza) chez les enfants, qui y sont d’ailleurs très sensibles : ils sont capables de l’attraper jusqu’à 10 fois par ans. Il est vrai que leur système de protection contre les maladie ( immunité) est moins performant que celui de l’adulte, car il est encore en constitution. Dans la plupart des cas l’enfant attrape un rhume au contact de petits malades qui toussent, éternuent et disséminent le virus autour d’eux. Le simple frottement des yeux ou du nez, le contact avec des jouets infectés à la crèche suffisent à transmettre la maladie. Assez désagréables pour l’enfant qui doit toujours avoir des mouchoirs (de préférence jetables) sur lui, le rhume, extrêmement banal, provoque un inflammation des muqueuses du nez et de la gorge, qui picote. Les nez de l’enfant coule, sa tête est lourde et il se sent fatigué. En générale, le rhume passe de lui-même. En cas de fièvre, l’enfant reste au lit et doit boire beaucoup d’eau. Il peut prendre éventuellement un médicament du type paracétamol ou aspirine pour soulager la douleur (analgésique) et faire baisser la fièvre. Pour déboucher le nez du nourrisson, qui ne sait pas encore respirer par la bouche, il faut mettre du sérum physiologique dans ses narines. Si la fièvre s’installe et persiste, il faut aller voir le médecin, qui vérifiera l’absence de complications et prescrira un traitement adapté. Actuellement, il n’existe aucun moyen de prévenir le rhume. Même en évitant les courants d’air et l’humidité, l’enfant peut attraper un rhume.
La rhinopharyngite
D’origine virale, cette maladie enflamme la partie supérieure du pharynx. Elle touche souvent les enfants qui vont pour la première fois à l’école ou à la crèche. Comme pour le rhume et la laryngite, le nez de l’enfant coule : aussi doit t’il toujours avoir des mouchoirs sur lui. Une légère fièvre (38°C) et des difficultés à déglutir se manifestent également. Le traitement reste le même : paracétamol et sérum physiologique. La nuit, l’enfant doit dormir la tête légèrement relevée pour faciliter l’écoulement nasal. En général bénigne, la rhinopharyngite. En cas de fréquentes récidives, les végétations, qui représentent un foyer d’infection, pourrons être enlevées.
La laryngite
C’est une inflammation du larynx et des cordes vocales, qui se produit chez les enfants de moins de 4 ans. Le virus en cause (de type influenza) déclenche des symptômes aussi soudains qu’impressionnants : le nourrisson tousse fortement, a du mal à respirer, pâlit, et son inspiration ressemble à un sifflement. Il faut appeler rapidement le médecin, surtout si la température monte au-dessus de 38°C. En l’attendant, vous pouvez rafraîchir l’enfant pour faire baisser sa température. Installez-le dans la salle de bains : l’air chargé de vapeur d’eau peut aider à dégonfler son larynx et à faciliter le passage de l’air. Vous pouvez également lui donner du paracétamol, aux doses indiquées pour son âge et son poids. Si la situation est plus sérieuse, une administration de corticoïdes , par voie orale ou par injection, supprimera la toux aboyante et l’inspiration stridente. Chez le nouveau-né, un cartilage du larynx trop mou peu entraîner la récidive de laryngite. Ce défaut, constaté à l’occasion d’un examen du larynx au moyen d’un tube optique (fibroscopie), disparaîtra spontanément avant 18 mois. Si les symptômes de la laryngite se manifestement chez un enfant plus grand et lors d’une maladie infectieuse, on peut craindre un épiglottite ; d’origine bactérienne, celle-ci demande une prise en charge urgente et une antibiothérapie.