Les anémies sont provoquées par une diminution des globules rouges dans le sang. La forme la plus courant de ce trouble est due à un manque de fer dans l’organisme.
Le fer est essentiel à l’organisme : il participe à la fabrication de l’hémoglobine, qui set à transporter l’oxygène dans le sang. De nombreux aliments en contiennent et permettent d’éviter l’anémie ferriprive. Au bout d’un certain temps, le manque de fer provoque cette anémie, qui se traduit par des signes caractéristiques : manque d’appétit, fatigue, lèvres et gencives moins colorées. Mais le manque de fer existe avant que l’anémie soit constituée. Un examen sanguin confirmera qu’il s’agit de cette maladie.
Les causes
L’anémie peut avoir de nombreuses causes. La plus fréquente, chez le nourrisson et chez l’enfant, est l’insuffisance de fer. Or, ce minérale est indispensable à la fabrication de l’hémoglobine. Au cours des trois dernier mois de la grossesse, le fœtus reçoit de sa mère son stock de fer. Ses besoins sont ensuite couverts par une alimentation variée. Plus rarement, des anomalies génétiques ou constitutionnelles peuvent déclencher une anémie chroniques, en touchant l’hémoglobine elle-même : il peut alors y avoir un mauvais assemblage de la molécule de l’hémoglobine (c’est la thalassémie) ou une instabilité de cette molécule (c’est la drépanocytose) ; ces anomalies peuvent aussi concerner la paroi du globule rouge, comme dans la maladie de minkowski-Chauffard, caractérisée par une plus grande fragilité de cette paroi. Parfois la maladie est provoquée par des enzymes défectueuses dans les globules rouges. Dans ce cas, grâce à une enquête menée dans la famille pour retrouver des antécédents similaires, il est possible de poser le diagnostic et de déterminer le traitement. Dans certains cas, l’anémie est liée à un processus de destruction des globules rouges, qui survient pendant la grossesse, en cas d’incompatibilité sanguine entre la mère et le futur bébé. Au cours de la grossesse la surveillance des situations à risques est systématiques et permet d’en limiter les conséquences et parfois même de proposer des transfusions du fœtus in utero.
Les symptômes et le diagnostic
Le signe le plus visible est la pâleur du visage, des paumes des mains, des lèvres et de la langue. L’enfant a peu d’appétit et souffre d’une fatigue qui survient à l’effort (anémie modérée) ou au repos (anémie sévère). D’autres symptômes sont visibles : ongles fragiles et cassants, cheveux rares et fins. Parfois, le comportement alimentaire de l’enfant se modifie. Le diagnostique d’anémie est établie lorsque le taux d’hémoglobine dans le sang est trop faible. Un examen sanguin simple, la numération formule sanguine (NFS), pratiqué à partir d’un échantillon de sang, mesure le volume et le contenu en hémoglobine des globules rouges, et permet souvent de déterminer l’origine de l’anémie. Un prélèvement de sang peut également révéler la présence de globules rouges plus petits que la normale. Quand la cause n’est pas carence alimentaire, d’autres examens doivent être réalisés pour connaître l’origine de cette affection.
Le traitement
Il consiste à donner du fer à l’enfant, à dose élevées, et par voie orale. Habituellement, le traitement est long (il dure environ de deux à trois mois), car l’assimilation du fer est toujours difficile : un examen sanguin permettra de confirmer la guérison. En règle générale, il faut d’abord rechercher et traiter la cause de l’anémie, puis reconstituer les réserves de fer. Un traitement préventif est parfois justifié chez les nourrissons.
On trouve du fer dans de nombreux aliments (foie, pain complet, haricots secs, lentilles, viande rouge, poisson, épinards, noix). En moyenne, la plupart des régimes alimentaires donnent des quantités suffisantes de fer, mais des compléments peuvent être prescrit à la femme enceinte, par exemple.