La grossesse multiple est de plus en plus fréquente. Une prédisposition familiale et un traitement contre la stérilité sont le plus souvent en cause.
La grossesse multiple est facile à déceler par échographie. Elle permet de détecter le nombre et le caractère des embryons – « vrais » ou « faux » jumeaux -, et de suivre leur développement. Pour être mené à terme, Ce type de grossesse nécessite une plus grande vigilance.
Les grossesses multiples
Cette expression s’applique aux grossesse gémellaire (2 fœtus), triple, quadruple, quintuple. La grossesse gémellaire est relativement fréquente en Europe (1 cas sur 89 grossesses). Toutefois, elle varie selon les ethnies, l’environnement, les facteurs familiaux (le facteur héréditaire), l’âge de la femme et le nombre d’enfants qu’elle a déjà eu. En outre, les techniques de procréation médicalement assistée (insémination artificielle, fécondation in vitro) sont souvent à l’origine de grossesses multiples. Il existe deux types de grossesse multiple.
La grossesse monozygote. Les enfants résultent de la fécondation par un spermatozoïde d’un seul ovule, qui se divise : il s’agit de vrais jumeaux. Les enfants se ressemblent beaucoup. Ils sont du même sexe et identiques morphologiquement et physiologiquement. Leur sang a les mêmes caractéristiques. Une greffe entre ces deux jumeaux n’entraîne pas de rejet.
La grossesse dizygote. Les enfants proviennent de la fécondation de plusieurs ovules par différents spermatozoïdes. Ils sont du même sexe, ou de sexe différent. Ils se ressemblent comme des frères et sœurs nés à des dates différentes. Les futurs bébés ont chacun leur membrane et leur placenta. Le risque d’accouchement prématuré et de mortalité est plus élevé en cas de grossesse multiple. Ce type de grossesse exige une surveillance médicale accrue, beaucoup de repos et un arrêt de travail précoce.
echographie d'une grossesse montrant la présence de 3 bébés.
Le cas des jumeaux
La présence de jumeaux est décelée par l’échographie à 6 ou 7 semaines. Ce type de grossesse bénéficie d’un suivi clinique et échographique très régulier : une fois par mois jusqu’à la 28e semaine d’absence de règles, puis deux fois par mois jusqu’à la naissance. L’accouchement a lieu par les voies naturelles, généralement sous anesthésie péridurale et sous surveillance cardiaque des futurs bébés. Parfois, il est nécessaire de pratiquer une césarienne. En général, le premier bébé naît de 5 à 15 minutes avant le second. Les bébés sont plus petits que ceux issus d’une grossesse unique. Après un accouchement de jumeaux, les risques d’hémorragie de la délivrance sont plus élevés. Très rarement (une grossesse sur 30 00 environ), les jumeaux monozygotes sont siamois : l’œuf fécondé se sépare tardivement en deux et les embryons restent attachés par certaines parties du corps, le plus souvent par la paroi abdominale et thoracique. Dans la plupart des cas, les enfants ne sont pas viables.
Un soutien psychologique
La grossesse est de plus en plus choisie et désirée. Pourtant, elle reste l’objet d’appréhensions , et nécessite parfois un soutien psychologique. Si cette aide psychologique est alors utile, elle le devient encore plus quand la future mère apprend qu’elle attend plusieurs bébés. Les grossesses multiples sont vécues comme un événement déroutant et même inquiétant. Les difficultés physiques sont accrues (prise de poids supérieure à la moyenne, risque d’hypertension artérielle, trouble du sommeil), et l’assistance psychologique et l’information sont nécessaires quand la femme n’est pas préparée à cette situation ou même quand elle larefuse.
En attendant plusieurs bébés
Une grossesse multiple doit être plus surveillée qu’une autre. N’hésitez pas à consulter votre médecin et respectez ses conseils. A partir du 5e mois de grossesse, reposez-vous. Evitez les trajets et les voyages fatigants. Si vous en éprouvez le besoin, faites-vous délivrer un arrêt de travail. Veillez à avoir une alimentation saine et équilibrée. Si vous vous sentez un peu déroutée à l’idée de mettre au monde plusieurs enfants, contactez des associations de parents qui ont vécu cette situation : Elles vous aideront en vous faisant part de leur expérience et en vous donnant des conseils.
Traitement contre la stérilité féminine
La stérilité féminine représente de 70 à 80 % des stérilités. La plupart de ces stérilités sont dues à l’absence ou à une irrégularité de l’ovulation, résultant de troubles hormonaux ; elles peuvent également être causées par une altération des trompes ou du col de l’utérus. Le traitement préconisé est chirurgical ou médicamenteux, selon l’origine de la stérilité. S’il est insuffisant, une insémination artificielle ou une fécondation in vitro peuvent être tentées. Les risques de grossesse multiple et extra-utérine sont alors plus importants.