Il n’est pas encore propre, il a du mal à se faire comprendre lorsqu’il parle, il se fatigue vite…A trois ans et parfois moins, est-il vraiment prêt pour l’école maternelle ?
Il n’est pas encore propre
En théorie une directrice peut refuser un enfant s’il n’est pas propre pour la rentrée. En pratique, les accidents occasionnels sont admis par les institutrices. Le plus souvent, l’école dispose d’un stock de culottes et de pantalons pour le change, mais certaines maîtresses demandent aussi aux parents de leur fournir, au moins les premiers temps, un sac avec une tenue de remplacement, au cas où…
Il n’est pas propre le jour J
L’amener à l’école sans prévenir l’institutrice que la propreté n’est pas tout à fait acquise serait faire preuve d’un grand manque de diplomatie. Elle risque - à juste titre - de ne pas apprécier d’être placée devant le fait accompli et l’enfant pourrait s’en sentir humilié. En revanche il est parfois utile, en accord avec la directrice, de différer la rentrée de quelques semaines (jusqu’aux vacances de la toussaint, par exemple. Ou de ne le scolariser que le matin, dans un premier temps.
Il ne parle pas bien
Au moment de leur première rentrée, les enfants disposent souvent d’un lexique très limité. c’est d’ailleurs pour cette raison que l’école maternelle a placé le langage oral au cœur de ses apprentissages. Ainsi lorsqu’ils la quittent pour entrer au CP, ils savent construire des phrases complexes et les articuler entre elles pour décrire un objet, raconter une histoire… Ils seront alors prêt à apprendre à lire. Mais ils ont trois à quatre ans pour s’y préparer ! il arrive qu’il s’exprime moins bien que les autres enfants de sa classe. L’acquisition du langage dépend de chacun, mais aussi de l’âge.. Or, dans une même classe, les enfants ont parfois près d’un an de différence ! les institutrices de maternelle en sont conscientes et jouent un rôle important dans la détection précoce des difficultés en général, et des troubles du langage en particulier. Elles ont l’habitude et, quand elles considèrent qu’il y a un réel problème, elles le signalent aux parents. En cas de doute, il ne faut pas hésiter à leur demander leur avis afin d’être rassuré.
Deux ans et déjà à l’école
Dans les textes, les enfants de moins de trois ans peuvent être admis en classe ou école maternelle dans la mesure où ils ont deux ans révolus à la date de la rentrée scolaire et dans la limite des places disponibles. Les enfants qui atteignent cet âge au plus tard au 31 décembre de l’année en cours peuvent également être admis à compter de la date de leur anniversaire.
Des conditions peu adaptées au tout-petit
Quels que soient les arguments parfois avancé en faveur de la scolarisation précoce, ils seraient certainement plus recevables si les conditions de scolarisations étaient mieux adaptées à l’accueil des tout-petits. Entre deux et trois ans l’enfant est en effet en pleine construction de soi et a besoin de nommer, d’apprendre et d’harmoniser ses nombreuses sensations et celles de l’autre. A un âge auquel l’enfant tisse encore le maillage nécessaire à sa confiance en lui, il est paradoxal de lui faire vivre un changement aussi radical pour son bien…Ce n’est pas parce que l’école à deux ans est autorisée qu’elle est bénéfique…
Une journée d’école, est-ce trop à trois ans ?
Horaire, bruit , contrainte, agitation… il faut bien admettre que pour certains enfants une journée d’école est bien lourde. C’est pourquoi, la première année, les directrices incitent souvent les parents des élèves de petite section de maternelle à ne leur faire fréquenter l’école qu’à mi-temps. Mais certains craignent que l’enfant rate des apprentissages par rapport aux autres plus assidus. N’oublions pas que la plus grande partie de l’après-midi est consacrée à la sieste ! s’il a la possibilité de dormir à la maison, il se reposera sans doute mieux dans son cadre familier. A cet âge, la plupart des enfants ont encore besoin de sommeil l’après-midi. S’il fait la sieste à l’école, il trouvera peut-être très amusant de s’endormir à côté de son meilleur copain ou de son « amoureuse ». Mais il peut aussi avoir du mal à s’endormir ailleurs que dans l’univers rassurant de la maison. En ce cas, la journée surtout si elle se prolonge d’une à deux heures de garderie, risque d’être épuisante.
Pour l’aider
Si ses parents ne peuvent pas venir le chercher à la sortie de l’école et s’il semble avoir du mal à supporter de longues journées, Il pourra être intéressant, au moins pour cette première année, d’employer une baby-sitter qui s’en chargera. Pour réduire les coûts, il est aussi possible de pratiquer une garde alternée avec d’autres parents ou d’essayer de trouver une nounou qui le récupérera en fin d’après-midi, voire pour le déjeuner, avec un petit groupe d’enfants. Il pourra ainsi faire une coupure en milieu de journée et se détendre le soir dans une ambiance plus calme que celle de la garderie. Financièrement, la formule mérite d’être envisagée et ne sera pas forcément plus onéreuse que les frais cumulés de cantine et de garderie.